Ils étaient une poignée,

Insouciants, jeunes et bourrés

Riant et se racontant leurs vies sur les hauteurs de Palmyre.
Il y avaient ceux qui avaient apporté de l’arak,

ceux qui le buvaient pur,

ceux qui avait filouté l’entrée à dans les ruine,

ceux qui admiraient la ville,

ceux qui buvaient encore.


Ils étaient une poignée,

celui qui faisait bonne figure,

celle qui jouait de l’acordéon,

celle qui avait peut de se tordre la cheville

celle qui resservait une tournée,

celle qui avait trouvé un pull en polaire chez elle après une soirée et l’a perdu quelques années après à Berlin.
Plus ils buvaient, plus le soleil déscendait.

Et le ventre vide, après des heures de marche au soleil, ils se disaient que peut-être, cela n’était pas une coïncidence.
Alors ils re-buvaient de plus belle, pour voir si le soleil descendait.

L’aste continuait, bien entendu.
En moins de temps qu’il ne fallait pour le dire, la lumière avait disparu et les paquets de chips s’étaient envolés.
Ils étaient une poignée,

Insouciants, jeunes et bourrés

Reprenant un dernier verre sur les hauteurs de Palmyre.
Ils s’appercevaient d’expérience qu’atterir c’est bien, mais que descendre en douceur, c’était mieux.
Alors ils descendrirent ces quelques verres d’arak qu’ils ne devaient pas se perdre.

Ils y avait ceux qui prenaient la route à pied,

celle qui coupait à travers champs,

celle qui essayait de faire du stop et cette route qui n’arrêtait plus de serpenter.
Il y avait ces lampes de poche qui n’écairaient pas grand-chose et ces voitures qui refusaient de les prendre en stop, tout bourrés qu’ils étaient, incapables de comprendre pourquoi.
Ils étaient une poignée,

Insouciants, jeunes et bourrés

Riant et se racontant leurs vies sur les hauteurs de Palmyre.
Ils sont rentrés à leur pension,

ont trouvé leur matellas par terre à 5 dans une chambre pour deux parce que c’était moins cher.
Et peu importe s’ils ne se connaissaient pas avant cette escale à Palmyre et s’ils allaient reprendre la route le lendemain,

ils étaient une poignée,

Insouciants, jeunes et bourrés

Riant et se racontant leurs vies encore pendant des heures.
Il y a des moments, des lieux, des verres d’arak qui restent parfois dans la mémoire.
Nous étions une poignée,

Insouciants, jeunes et bourrés

Riant et nous racontant nos vies sur les hauteurs de Palmyre.
Je plains ces gamins, ces futur voyageurs, qui ne verrons pas ces statues, ces monuments.

Je plains encore plus ceux qui ne se hazarderont plus sur les hauteur de Palmyre pour, dans la version officielle, aller contempler la ville, et redescendront tout bourrés, ivres des histoires que la liberté et l’arak vous permettent de raconter.

 

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